Lors d'une réunion inédite le 6 octobre, l'État a présenté sa situation économique, son programme de réformes et sa stratégie de traitement de la dette. Bien qu'aucun accord financier n'ait été conclu lors de cette première étape, le processus est lancé pour négocier des délais de paiement plus longs, des baisses de taux d'intérêt ou des réductions de sommes dues.

Les subventions énergétiques, un poste de dépense important pour l'État, sont particulièrement scrutées. La renégociation pourrait entraîner des ajustements progressifs des tarifs de l'électricité et du carburant, dont l'impact sur les ménages dépendra des mécanismes de protection mis en place.

Concernant la fonction publique, si la masse salariale est une préoccupation, une restructuration réussie pourrait libérer des ressources pour maintenir les salaires et les services essentiels. L'absence d'accord, en revanche, risquerait de mettre sous tension la trésorerie de l'État et de ralentir les investissements publics dans des secteurs comme la santé ou l'éducation.

Un accord crédible avec les créanciers et la validation du programme du FMI ouvriraient également la voie à des financements concessionnels auprès d'institutions comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Cela pourrait, à terme, contribuer à une détente des taux d'intérêt sur les crédits bancaires au Sénégal.