Pour compenser ce léger décalage, le ministère mise sur un aménagement des périodes de cours et une utilisation accrue des ressources pédagogiques numériques. Une innovation majeure est envisagée pour la rentrée prochaine : une adaptation du calendrier scolaire aux réalités climatiques de chaque région, notamment face aux pluies et inondations récurrentes. Cette semi-académisation permettrait aux dates de début et de fin des classes de varier localement, tout en maintenant le caractère national des examens.

L'État s'apprête également à renforcer significativement le corps enseignant. Plus de 8 400 nouveaux enseignants seront déployés, issus des formations spécialisées et d'un recrutement additionnel. Cet effort s'inscrit dans le cadre de l'Agenda national de transformation Sénégal 2050.

Concernant les revendications des enseignants, le ministre se montre optimiste quant à l'absence de perturbations majeures. Il souligne l'importance du dialogue et de l'écoute, avec des concertations désormais bi-mensuelles et un suivi rigoureux des engagements pris. Le ministre a reconnu la légitimité des attentes syndicales.