Selon lui, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) ne serait aujourd’hui pas en mesure de régler les sommes dues à son entreprise, faute de disponibilité financière confirmée.

Le dirigeant espagnol affirme que sa société aurait largement rempli, voire dépassé, ses obligations contractuelles. Plus de 40 millions de dollars auraient été engagés auprès de différents fournisseurs, avec des dépenses supplémentaires consenties au-delà de ce montant.

« Nous avons fait beaucoup plus que ce que le contrat nous exigeait — peut-être beaucoup moins que ce qu’attendaient les journalistes », ironise-t-il, assurant que les engagements contractuels d’AEE Power ont été respectés à 100 % jusqu’à présent.

Il pointe également un flou persistant autour de 84 millions d’euros, dont la disponibilité et la localisation exactes resteraient, selon lui, incertaines — un paradoxe, estime-t-il, alors que l’attention publique se focalise sur les sommes déjà versées à sa société plutôt que sur les fonds encore nécessaires pour achever le projet.

Malgré la tension autour du dossier, José Ángel González Tausz insiste sur la retenue de son entreprise : ni résiliation du contrat, ni demande en ce sens, ni plainte déposée contre l’État sénégalais ou l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser).