Cérémonie de passation houleuse au Port autonome de Dakar sous haute sécurité
La passation entre Waly Diouf Bodiang et Doune Pathé Mbengue a failli tourner au clash entre militants. Des invités ont été bloqués, nécessitant une intervention protocolaire.
La passation entre Waly Diouf Bodiang et Doune Pathé Mbengue a failli tourner au clash entre militants.
· Mis à jour
La cérémonie de passation de service au Port autonome de Dakar entre le directeur général sortant Waly Diouf Bodiang et son successeur Doune Pathé Mbengue s'est déroulée sous une forte présence des forces de l'ordre. Des militants des partis Pastef et Kiiraay, massés aux abords du siège, ont failli en venir aux mains après des provocations mutuelles, obligeant la police à intervenir pour rétablir l'ordre.
L'accès à la cérémonie était strictement contrôlé, certains invités, dont un responsable de Pastef, ayant dû être escortés par le service protocolaire pour pouvoir y assister. Des pick-up, fourgonnettes et camionnettes de la Gendarmerie et de la Police étaient stationnés autour du bâtiment pour prévenir tout trouble.
À la fin de l'événement, des militants de Pastef ont scandé « Waly reste ! » en hommage au directeur sortant, qui a salué la foule depuis son véhicule. De son côté, Doune Pathé Mbengue a timidement remercié ses partisans en mêlant chants layènes et cris de soutien au président de la République.
Des membres du collectif des travailleurs licenciés du Port étaient également présents, brandissant des pancartes hostiles pour réclamer le rétablissement de leurs droits et exprimant leur espoir envers le nouveau directeur général.
Questions fréquentes
Quels partis politiques étaient représentés par les militants ?
Des militants de Pastef, soutenant le directeur sortant Waly Diouf Bodiang, et de Kiiraay, parti du directeur entrant Doune Pathé Mbengue, étaient massés aux abords du siège.
Quel groupe a protesté lors de la cérémonie ?
Le collectif des travailleurs licenciés du Port autonome de Dakar a vociféré avec des pancartes hostiles pour réclamer le rétablissement de leurs droits.