La principale préoccupation concerne la gestion de la dégradation rapide des mangues après récolte. La saison de production étant courte, d'environ 45 jours, une conservation et un acheminement efficaces vers l'unité de transformation sont cruciaux pour éviter les pertes. Le Dr Mendy souligne la nécessité de capacités adaptées en collecte, conservation, et transformation, voire de surgélation.

Plusieurs autres facteurs pourraient impacter la réussite du projet. La disponibilité de la matière première tout au long de l'année, la logistique, la rentabilité hors saison, les attaques de la mouche des fruits et les effets du changement climatique sont autant de points de vigilance. L'enclavement de certaines zones et l'état des infrastructures, comme le pont de Tamento, pourraient également engendrer des coûts et des délais supplémentaires.

Sur le plan phytosanitaire, la mouche des fruits représente une menace majeure pour la filière mangue en Casamance, pouvant réduire considérablement la quantité de matière première disponible. Les exigences du marché international en matière de qualité, de sécurité alimentaire, de traçabilité et de résidus de pesticides nécessitent un encadrement technique des producteurs et un système de contrôle rigoureux.

Le Dr Mendy estime que les observations formulées par les experts de la filière, bien que ne devant pas être interprétées comme une opposition, sont des contributions techniques précieuses pour renforcer le projet. La réussite de SM10 AGRO dépendra de sa capacité à anticiper ces contraintes, à intégrer les petits producteurs et à bâtir un modèle industriel durable et diversifié.