Des chercheurs spécialisés en partenariats public-privé et en droit des infrastructures sportives suggèrent que ces Jeux pourraient transformer le modèle sénégalais de financement des équipements sportifs. Le modèle actuel repose sur des investissements publics directs, complétés par des partenaires comme l'UEMOA et l'Agence Française de Développement, mais inclut désormais la gestion à long terme des installations.

La loi sénégalaise, notamment le nouveau Code du sport, souligne le devoir des pouvoirs publics de construire des infrastructures sportives. Cependant, les politiques ambitieuses en la matière sont rares en dehors des grands événements. La loi de 2021 sur les partenariats public-privé offre une opportunité de développer de nouvelles approches, similaires à celles utilisées pour l'autoroute à péage ou l'aéroport international Blaise Diagne.

Pour assurer la pérennité et l'accessibilité des infrastructures rénovées, une approche différenciée est nécessaire. À Dakar, l'implication de l'Université Cheikh Anta Diop pourrait optimiser la gestion du stade Iba Mar Diop et de la piscine olympique. Pour Diamniadio, l'Office de Gestion des Infrastructures Sportives semble adapté, tandis qu'à Saly, le secteur privé pourrait apporter son expertise professionnelle pour une gestion durable.

Au-delà des grands événements, le Ministère des Sports a lancé un programme expérimental de 25 infrastructures polyvalentes dans autant de communes. Cette initiative, visant à répondre aux besoins quotidiens d'activités physiques et sportives, doit être soutenue aux côtés des grandes installations. La coopération internationale bilatérale, comme celle offerte par la Chine ou la Russie, représente également une voie de financement et de rénovation potentielle.